Liège

La prison accueille 90 détenus pour 65 places

Les gardiens de la prison de Huy avaient décidé de suspendre le travail le week-end des samedi 8 et dimanche 9 juin, rendant impossible les visites. La raison de cet arrêt de travail ? La surpopulation carcérale devenue encore plus problématique en raison de l'épidémie de rougeole à Lantin, mais aussi l'arrivée d'un détenu jugé extrêmement violent. Lors d'une assemblée générale du personnel qui s'est tenue le lundi, les gardiens avaient accepté de reprendre le travail sous certaines conditions.

Un taux d'absentéisme de 30 %

Avec un taux de surpopulation d’un tiers (90 détenus pour 65 places), la prison de Huy fait en effet face à l’une des plus graves situations du pays. "La tension au sein de la prison de Huy est grave avec des risques de débordements et une charge de travail accrue pour les gardiens et les services de police", s'est inquiété le conseiller communal Ecolo Samuel Cogolati, lors dernier conseil communal de Huy. "La prison de Huy compte un absentéisme de 30% des agents pénitentiaires". Celui qui a rencontré les délégués syndicaux, a interpellé le bourgmestre Christophe Collignon (PS) : "L’ex-Bourgmestre, Alexis Housiaux, avait limité le nombre de détenus incarcérés à Huy à 85 détenus maximum (c’est-à-dire un seuil de tolérance de 20 détenus maximum). Or ici, la prison en compte 90. La ligne rouge a été franchie et le bourgmestre actuel doit envoyer un signal fort avec un nouvel arrêté pour demander de ne pas dépasser le seuil critique de surpopulation et d’investir dans la prison de Huy pour faire plus de place à la réadaptation et l’appui psychologique des détenus."

En réponse, le bourgmestre a précisé avoir déjà écrit à plusieurs reprises au ministre de la Justice afin "de demander une régulation de la population". Le bourgmestre s'est également dit ouvert à la possibilité de présenter le même arrêté que celui utilisé par l'ex-bourgmestre Alexis Housiaux. Une réponse positive pour le conseiller communal d'opposition qui s'est dit prêt à travailler main dans la main avec le bourgmestre à ce sujet.

Nouvellement élu à la Chambre, Samuel Cogolati interpellera aussi le ministre de la Justice sur la problématique de la surpopulation carcérale. Il entend également demander de respecter les promesses d’investissements.