Steve, 40 ans, encourt des peines de prison pour un total de 4 ans devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir notamment maltraité les enfants de sa compagne et le sien. La mère des enfants encourt une peine d’un an de prison pour ne pas les avoir protégés. Elle est poursuivie pour non-assistance à personne en danger. Steve est déjà bien connu de la justice pour avoir commis de nombreux faits de violence envers sa famille, sa compagne de l’époque, mais aussi des étrangers.

Cette fois, l’homme est en détention préventive car il est soupçonné d’avoir porté des coups aux enfants de sa compagne, leur avoir fait subir des traitements dégradants, mais aussi avoir frappé deux hommes, dont un voisin.

Steve aurait fait vivre les enfants de sa compagne et le sien dans une terreur quotidienne. Il aurait puni les quatre jeunes enfants de manière complètement disproportionnée. Des faits qu’il aurait commis entre 2016 et 2019. Il leur aurait porté des coups, notamment des fessées, mais aussi des coups de poing. Les enfants auraient été mis dans le coin avec les bras levés pendant de très longs moments. L’un d’eux aurait également été volontairement coincé entre une table et une chaise au point de ne plus réussir à respirer. Les enfants subissaient une pression quotidienne. Ils n’étaient pas correctement lavés et habillés.

De plus, leur mère n’a eu aucune réaction pour tenter de les protéger. Le principal prévenu a été vu par un expert psychiatre. Ce dernier a relevé l’impulsivité du prévenu et un risque de récidive dans son chef. Steve se trouve en état de récidive légale. La défense de Steve a estimé que le risque de récidive n’était "pas élevé".

L’avocat a plaidé l’acquittement pour certains faits. Il a aussi demandé à ce que son client soit condamné par une seule peine. L’avocat a déclaré que son client n’avait jamais bénéficié d’un suivi psychologique accompagné de médicaments. "Il passe sa vie en prison", a regretté l’avocat. Ce dernier a demandé des mesures probatoires.

La défense de la maman a rappelé le contexte très précarisé et problématique. Elle a demandé que sa cliente puisse bénéficier d’un suivi et d’une peine de probation autonome.