Le tribunal a décidé de lui faire subir une peine de travail autonome non rémunérée.

Jean-Baptiste, 38 ans, a écopé d’une peine de travail autonome de 200 heures ou, à défaut, de 18 mois d’emprisonnement de substitution devant la cour d’appel de Liège pour avoir mis sur pied une plantation de cannabis… Le plus étonnant dans cette affaire, c’est la justification à son comportement. En effet, l’homme a expliqué avoir investi dans 3 000 euros pour du matériel pour mettre sur pied une plantation de cannabis car il souhaitait résoudre des difficultés financières par la vente de stupéfiants !

Le comble de la malchance, c’est que les plants ont été trouvés par un huissier de justice. Le 20 novembre 2017, un huissier s’est en effet rendu au domicile de Jean-Baptiste qui avait donc quelques soucis financiers… Lorsque l’huissier est entré dans les lieux, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir 200 plants de cannabis qui étaient en train de pousser dans le grenier…

L’électricité avait également été pontée pour alimenter les lampes qui servent à faire pousser les plantes. Entendu, le suspect a admis les faits. Il a expliqué qu’il n’avait trouvé que cette solution pour rembourser ses dettes. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il avait acquis le matériel nécessaire à la plantation environ un an avant qu’il ne soit découvert. Il avait investi une somme de 3 000 euros dans ce matériel.

Une médiation pénale avait été proposée à Jean-Baptiste, mais il n’y a pas donné suite. Il a donc été poursuivi et condamné à 18 mois de prison et à une amende de 8 000 euros en février 2019 par le tribunal correctionnel. L’homme a fait appel et cette peine a été remplacée par une peine de travail autonome qu’il devra effectuer au profit de la collectivité. La cour a relevé la gravité des faits et la longueur de la période, mais aussi l’absence d’antécédent judiciaire excepté pour des faits de roulage.