Liège

L’avocat de Alexandre Hart a demandé aux jurés de regarder attentivement une nouvelle fois la vidéo tournée le jour des faits

Me Molders-Pierre, l’avocat Alexandre Hart aux côtés de Me Sophie Gorlé a entamé les répliques. Pour l’avocat, " aucun élément ne permet de dire que la préméditation du meurtre serait née avant la soirée en question. Dans le réquisitoire, je ne vois aucune trace de préméditation."

L’avocat a une nouvelle fois répété que son client "a tout fait pour compliquer sa défense. Il a tendance à faire cela, on l'a vu d'abord dans l'enquête de moralité." 

Me Molders a une nouvelle fois demandé aux jurés de regarder les vidéos. Il a rappelé l’épisode des tortures aux animaux. "Je ne vais pas défendre monsieur Hart d'avoir ou non tué un chat. Vous avez d'autres chats à fouetter, si je puis me permettre. Je vous ai évoqué cela pour vous donner les indices du fait qu'il aime se faire remarquer négativement." 

 Il a souligné qu’il n’avait pas vu de stratégie de défense dans le chef d’Alexandre Hart. "Mais évidemment, on fait notre job, on essaye de défendre notre client à l'insu de son plein gré en vous invitant à vous interroger sur sa vraie place dans la dynamique de groupe." 

 Pour l’avocat, Alexandre Hart ne serait pas la tête d’affiche. " Alors avez vous à faire à une pyramide aux contours parfaitement bien définis, avec en tête d'affiche monsieur Hart ? Ou est-ce que vous avez finalement une affaire bien plus complexe que cela, avec des contours bien moins définis ? Je vous demande de vous poser la question, et je me la pose d'autant plus après le réquisitoire. Je maintiens que je me pose la question de qui a eu conscience en premier que l'affaire était allée trop loin, et je maintiens que je vous demande de vous poser la question. La maman d'Alexandre Hart a affirmé que Belinda Donnay était la seule à pouvoir calmer mon client, quand elle va voir Alexandre qui balance Valentin au-dessus de l'eau, il se calme. Le lendemain, face à la petite-amie de Dorian, quand elle lui demande de se taire, il le fait également. Allez revoir ces vidéos. Faites vous votre propre opinion sur base de cette preuve brute, et vous assisterez à la dynamique de groupe non pas telle qu'on vous l'a décrite, mais telle que vous la percevrez. J'aurais aimé vous relire toutes les phrases qui y ont été prononcées, mais ce serait trop long malheureusement." Il a attiré l'attention sur une phrase : "Je vous le laisse, faites-vous plaisir"

L’avocat a ensuite rappelé :" Je vous le laisse !" Une phrase prononcée par Belinda Donnay.

Selon Me Steve Van Laenen, à la défense de Belinda Donnay, a estimé que sa cliente ne pouvait pas être reconnue coupable de l’assassinat. "Elle ignorait l’intention homicide d’Alexandre Hart. On n’a pas démontré qu’elle avait l’intention homicide."

Me Franchimont a estimé que "Valentin ne méritait pas cela. C’est un scandale. La loi c’est de réfléchir, de se poser la question si vous avez votre intime conviction au delà de tout doute raisonnable. C’est notre rôle de vous en parler et de vous faire poser des questions."

Me Arnaud Jaminon, à la défense de Loïck Masson a démenti la tactique judiciaire dont le parquet général a parlé les concernant. "Jamais nous n’avons mis au point une quelconque tactique judicière avec lui. Ce qu’il a dit c’est la vérité. Il a fait des aveux clairs. Il s’est désolidarisé à plusieurs reprises. Il a notamment été prévenir son père. Ce dernier n’a pas réagi. Il a été confronté à une situation qui lui a été imposée d’un certaine manière, il aurait pu se désolidariser, mais ne l’a pas fait."

Me Mercier pour Killian Wilmet a avancé que son client disait toujours la vérité. "Il a admis qu’ils avaient évoqué les solutions. Ils sont conscients qu’ils ont commis des faits inacceptables. Il a entendu Belinda et Alexandre parler des solutions. Ce n’est pas pour autant qu’il avait accepté. Il a d’ailleurs confirmé à plusieurs reprises qu’il n’avait pas accepté cette issue. Il a dit qu'Alexandre et Belinda voulaient le jeter dans l'eau !" Sa responsabilité est moralement complète, mais juridiquement incomplète au niveau de l'assassinat"