Liège

Valentin était particulièrement proche de sa grand-mère avec laquelle il était très fusionnel

La cour d’assises qui juge les bourreaux de Valentin Vermeesch a entendu la famille de la victime. Ils ont tous présenté un jeune homme "gentil, attentionné, prévenant et attachant."

Valentin était issu d’un milieu précaire, mais il y avait de l’amour. Valentin était souvent chez ses grands-parents. " Il aimait venir chez nous parce que l’on n’était moins strict", a estimé son grand-père maternel. "Il aimait ses parents, mais il y avait un plus pour sa mamy."

Le fils de la grand-tante maternelle de Valentin a apporté un témoignage qui démontre que Valentin n’a pas eu une enfance facile. "Depuis sa naissance, Valentin aurait pu être mieux encadré", a estimé ce témoin. "Je pense que l’on n’a pas donné les moyens au parents d’être mieux armés. La maman n’avait pas les moyens de pouvoir faire l'éducation de Valentin. Je sais qu’il a été bien éduqué par ses parents. Financièrement, la maman de Valentin n’avait pas facile." 

La juge a rappelé la déclaration qu’il avait faite à la police. "Selon ma maman, il était maltraité chez lui, même moi j’ai vu la maman porter des coups à Valentin", avait déclaré cet homme dans sa déclaration. Il a tenu à apporter des précisions devant les jurés. "Ce n’est pas parce qu’il prend une fessée, qu’il est maltraité. Valentin a manqué d’encadrement. Les petits ont été retirés et je me suis posé des questions. Je me suis demandé pourquoi, on n’avait pas retiré Valentin. On s’est peut-être dit que c’était trop tard pour lui. Sa grand-mère l’adorait. C’était son dieu, elle était peut-être permissive avec lui." 

L’homme a décrit un garçon très poli et qui adorait faire du vélo. "Il fréquentait des gens qui n’étaient pas toujours fréquentables. C’était une proie facile, vulnérable. Il aurait fait n’importe quoi pour des personnes qu’il appréciait sans se poser de questions. "