Liège

Selon l'accusation, les participants ne se sont jamais désolidarisés jusqu'à la fin des faits

Pascale Schils a demandé aux jurés de retenir chaque prévention à la charge de chacun des accusés. "Ne vous laissez pas impressionner par une certaine défense qui vous ferait craindre d’être poursuivis par votre conscience."

Elle estime que chacun des accusés a pris part à chaque scène. "Nous sommes dans une dynamique. On doit voir la totalité du dossier. Cette affaire a commencé par des jeux pervers, sadiques, continué par un carnage et on a décidé de jeter la pièce à conviction, Valentin. Pourquoi ? Pas de traces, pas de prison !"

Concernant Belinda Donnay, elle a avancé que la défense avait minimisé les faits. "On a plaidé que Valentin n’avait pas de dents cassées, ni d’os. Il y a des limites que le décence ne permet pas de dépasser. L’aboutissement criminel est le résultat d’un processus qui a débuté dans la nuit. La seule chance d’échapper à la prison. C’est la seule discussion qu’il y a eu. L’élimination, c’est la seule chance d’y échapper. Je suis indignée par l’argumentation des accusés. Ils étaient parfaitement conscients de ce qu’ils faisaient. Aucune atténuation de leur responsabilité. Ils ont tous participé volontairement. Maintenant, Belinda vient nous dire qu'elle était sous la contrainte irrésistible d’Alexandre. C’est faux, le fait qu’elle soit sous emprise, c’est volontairement parce qu’elle en tirait un bénéfice. Elle a choisi de suivre, d’aller jusqu’au bout, de suivre Alexandre jusqu’en enfer ! "

 L’avocate générale a souligné que la défense de Belinda Donnay tentait de ministre sa participation tout comme Dorian Daniels. "Dorian, c’est le faible qui se sent plus fort, il a une petite participation au carnage, avouée, mais une énorme participation en vrai. "

Pascale Schils a souligné le fait que les experts avaient estimé que Loïck avait joué de son léger retard mental. "La capacité d’apprentissage représente le QI. Loïck, a parfaitement ressenti la vulnérabilité de Valentin. Lisa-Marie était dans la même classe, elle avait des allocations dont il ma même profité. Dans sa toute première déclaration, il a dit que Valentin avait fumé un joint pur, il était stone. On l’a mis hors d’état de résistance, il le sait, il l'a vu. Il en parle lui-même du viol et de l’attentat à la pudeur. Il était dans l’appartement lorsque Valentin a été forcé de se masturber. Il le reconnait. Il n’est pas aussi idiot qu’il en a l’air. Lorsqu’il prend la latte qu’il frappe sur les fesses dénudées de Valentin, c’était une petite chose fragile ? Dans son audition vidéo-filmée, il dit lui-même qu’il n’aime pas les gays. Il est faible avec les forts, mais il est très fort avec les faibles. Lisa-Marie, était encore plus faible et plus fatiguée que lui et elle est partie. Il était dans l’euphorie, dans l’excitation d’être fort ce jour-là."

Quant à Killian, il a avoué que lorsqu’ils étaient retournés vers la Meuse, c’était pour y jeter Valentin. L’avocate générale a donné les motivations du prochain arrêt pour les jurés. "Mettez-vous à la place de chacun avec ce que vous savez d’eux, comme eux et portez sur leur comportement un regard de citoyen, d’être humain, est ce qu’il est juste d’admettre que ces jeunes qu’on les acquitte pour la mort de Valentin ? Non !"