Liège

Le jeune homme est responsable de ses actes et il avait le libre-arbitre de quitter les lieux à tout moment

Selon les experts, Loïck Masson a une certaine tendance à la victimisation. Il ne présente pas de trouble mental, mais un retard mental léger. 

Son QI est de 65. Issu d’un milieu pauvre et carencé, il a été victime de violences de la part de son père. Il a passé une partie de sa scolarité dans l’enseignement spécial. Il n’a jamais travaillé. Il a émargé au CPAS et ses seuls loisirs étaient la mécanique et la Playstation. 

Il a souffert d’un cancer à 18 ans, dont il est actuellement guéri. Alors qu’il était assez effacé et solitaire comme enfant, il a tenté de ses faire passer pour un dur à l’âge adulte ainsi qu’en témoignent ses publications de lui sur Facebook où il s’expose avec des armes à feu et des billets de banque. Au moment des faits, il vivait dans un studio situé au rez-de-chaussée de l’immeuble dans lequel vivait Belinda Donnay et Alexandre Hart avec sa compagne, Lisa-Marie. 

Selon le psychologue Garcet, sa personnalité est de type "anxieux et évitant. L’accusé ressent un sentiment général d’impuissance et d’incompétence, et manifeste beaucoup d’anxiété et de méfiance dans ses relations avec autrui. Il compense ce sentiment d’imperfection et de crainte d’un rejet par des fantasmes de virilité, ce qui peut expliquer les images de lui-même en posture guerrière qu’il a postées sur son compte Facebook. Immature et naïf, il a besoin d’être reconnu et accepté." 

La personnalité d’Alexandre Hart aurait pu provoquer une forme de fascination. "Par rapport aux faits, il se positionne en victime mais il y a peu de remise en question. Il justifie ses actes par un sentiment de peur par rapport aux menaces des autres." Selon le psychologue : "Il y a peu de remise en question chez lui, et le traumatisme qu’il rapporte semble être davantage l’expression de sa difficulté à intégrer son propre état d’humiliation face aux propos d’Alexandre et de Belinda à son égard." 

Le psychiatre Schena estime également qu’il est limité intellectuellement. "Mais il a bien perçu la gravité des faits et leur caractère immoral." Les experts ont eu des difficultés à s’exprimer sur un risque de récidive car ils estiment que si ce risque existe, il n’est pas lié à un trouble mental, inexistant, mais bien lié aux rencontres futures. Les experts psychiatre et psychologue ont constaté que bien que les capacités intellectuelles de l’accusé sont faibles, et qu’il souffre d’un retard mental léger, rien ne permet de considérer qu’il aurait été privé de discernement ou du contrôle de ses actes.