La cour d’appel de Liège a entamé l’examen du dossier de l’explosion de la rue Léopold par l’audition de Mehmet, 63 ans, le propriétaire du numéro 18 de la rue.

Dans la nuit du 27 janvier 2010, une explosion avait touché en pleine nuit la maison située au numéro 18 de la rue Léopold. Cette maison et celle du numéro 20 se sont effondrées en piégeant les habitants qui étaient endormis. Les corps sans vie de quatorze personnes avaient été retrouvés. Dix-neuf personnes avaient été blessées.

En première instance, le tribunal correctionnel de Liège avait condamné le propriétaire à 14 mois de prison avec sursis de 3 ans pour la moitié. L’agent technique et la responsable du Service de Sécurité et de Salubrité publique, le SSSP, de la ville de Liège avaient été acquittés tandis que l’Intercommunale d’incendie de Liège et environs (IILE) avait bénéficié de la suspension du prononcé.

Les prévenus étaient poursuivis pour homicides involontaires par défaut de prévoyance et de précaution et coups et blessures involontaires.

Les magistrats avaient rappelé qu’une fuite de gaz qui s’était produite quelques jours avant "aurait dû convaincre le prévenu qu’il devait réaliser le contrôle sollicité pour éviter tout accident."

Des parties intervenantes ont fait appel. La cour d’appel a entamé l’instruction d’audience par l’audition du propriétaire de la maison qui a explosé. En instance, les magistrats s’étaient basés sur les expertises qui estimaient que l’explosion avait été provoquée par une accumulation de gaz entre le rez-de-chaussée et le premier étage suite à une installation réalisée de manière inadéquate.

Devant la cour d’appel, le propriétaire a une nouvelle fois estimé qu’il n’était pas responsable. "C’est peut-être la locataire qui a laissé la cuisinière au gaz allumée", a-t-il déclaré.

Il a également expliqué qu’il avait remis en ordre ses installations après le passage des services de Ville.