L’auditorat souhaite des confiscations pour un total de 1.700.000 euros

Ce jeudi, l’auditorat n’a requis que des amendes et des confiscations et non pas de peines de prison à l’encontre des sept anciens membres du conseil d'administration de Publifin qui sont actuellement poursuivis devant le tribunal correctionnel de Liège pour prise d'intérêt et détournements commis par une personne exerçant une fonction publique. Au départ, trente-neuf personnes, membres des comités de secteur et du conseil d'administration de l'intercommunale Publifin faisaient l'objet d'une procédure judiciaire. La plupart a transigé avec le ministère public pour éteindre les poursuites. Comparaissent encore Georges Pire, André Denis, député provincial liégeois et ancien bourgmestre de Malmedy et le bourgmestre de Braives, Pol Guillaume, tous du MR. Du côté PS, sont poursuivis l’échevin de l’Enseignement à Liège, Pierre Stassart, Robert Botterman qui est l’ancien président du CPAS de Verviers. Ecolo est aussi touché avec Jean-Marie Gillon, conseiller provincial et Catherine Maas, l’ancienne conseillère communale de Seraing. Le scandale a éclaté à la suite de révélations faites par l’échevin d’Olne, Cédric Halin, du cdH en 2016. Publifin a réclamé le remboursement de près de 290.000 euros sur un peu plus d'un million d'euros nets perçus par les membres des comités. Les seuls qui restent doivent répondre de la désignation et du vote des rémunérations de ces membres en 2013, mais aussi dès 2015, le maintien de ces comités alors que la loi n'en permettait plus l’existence. L’auditorat, dans un long réquisitoire a souligné qu’il souhaitait un rappel à la loi et qu’il ne souhaitait pas des peines de prison. Pour l’auditorat, des amendes entre 1.200 et 2.000 euros à multiplier par les décimes seraient de nature à sanctionner adéquatement les faits. L’auditorat a également requis des confiscations par équivalent pour un total de 1.700.000 euros. Les plaidoiries de la défense auront lieu la semaine prochaine.