A l'instar de la FGTB, la CSC avait organisé un rassemblement sur le même thème au parc de la Boverie. Là , au plus fort du rassemblement on a pu comptabiliser un millier de manifestants.

Daniel Cornesse, coordinateur à la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, y a plaidé pour l’intégration du coût des carburants pour le calcul de l’index. “On le réintègre maintenant. Nous avions eu raison de mettre ce sujet sur la table lors de nos rencontre avec différents parlementaires. Hélas, ils sont toujours dans le déni. Dans le déni du problème, dans le déni de vouloir significativement augmenter l’ensemble des salaires. On se heurte à des propos, tels qu’il faut sauvegarder la compétitivité des entreprises. Mais qu’importe, nous avons lancé une pétition en ligne et récolté 100 000 signatures. Nous allons pouvoir imposer ce débat au parlement fédéral sur la révision de la loi de 96 qui encadre les salaires. Mais entre-temps, on ne va pas rester les bras croisés face à l’augmentation des carburants et même des produits de première nécessité. Allons-nous payer notre pain 5 euros? Allons-nous payer pour venir travailler ? Par mal d’entreprises ont déjà débrayé et d’autres vont le faire, tant il y a de l’insécurité par rapport à l’avenir.

Pour la CSC, les récentes mesures décidées par le gouvernement vont toutefois dans le bon sens, mais sont loin d’être suffisantes. Le syndicat revendique, également l’intervention majorée des frais de déplacement domicile-lieu de travail, l’application automatique du cliquet inversé sur le prix du carburant ainsi que l’extension du tarif social pour l’énergie

Après les discours, les manifestants ont traversé la Belle Liégeoise pour rejoindre le centre-ville en passant par la Ravel. Au prix de l’essence, il valait mieux en effet, faire ce trajet à pied...