Ce n’est pas un sujet neuf à Huy et ce n’est d’ailleurs pas pour rien s’il figurait en bonne place dans le plan zonal de sécurité qui a été présenté récemment par les autorités concernées.

Lequel sujet a refait parler de lui lors du dernier conseil communal de Huy. Organisé pour la première fois en visioconférence en raison de la crise sanitaire, il a débuté par un remaniement au sein du collège PS-MR-CDH.

S’est ensuivi un débat sur les taxes et notamment sur la taxe déchets qui a suscité son lot de critiques de la part de l’opposition Ecolo-Défi-PTB. Laquelle a également posé une série de questions à la majorité.

Parmi ces dernières, deux d’entre elles avaient trait au même objet : la situation au sein du quartier Axhelière. Et ce, du nom de la rue éponyme ainsi que de celle des Fossés.

Rodrigue Demeuse (Ecolo) a interrogé le collège eu égard à ses démarches concernant les immeubles inoccupés. Et d’estimer que le quartier est "gangréné depuis des années par de l’insécurité causée par l’abandon de dizaines d’immeubles".

Le chef de groupe a rappelé que "ces derniers appartiennent au même propriétaire peu scrupuleux". Il reconnaît que la Ville a pris une série d’initiatives telles que le murage de certains biens, des actions en cessation ainsi que la prise en gestion d’un immeuble à appartements.

Pour Ecolo, "il est temps d’avancer dans ce dossier qui n’en finit pas, au grand dam des riverains qui vivent un véritable enfer depuis trop longtemps". Pour sa première en tant que bourgmestre faisant fonction, Éric Dosogne (PS) a assuré que "le dossier est pris à bras-le-corps par la Ville".

Lequel a listé les interventions déjà réalisées et d’autres à venir auprès du propriétaire incriminé. Un exemple récent ayant trait au château d’Envoz et d’autres à plusieurs immeubles à appartements dont celui pris en gestion.

Une réponse plutôt volontariste qui a satisfait Rodrigue Demeuse, espérant toutefois que les choses se débloquent au plus vite. De son côté, Grégory Vidal (Défi) a quant à lui fait référence à "l’affichage récent par les riverains concernés de leur ras-le-bol quant à l’insécurité existante".