L’un d’entre eux a même été écroué à Lantin. Ils sont accusés de détournement

HERSTAL C’est une véritable bombe qui s’est abattue, mercredi, sur le commissariat de la police locale de Herstal.

En effet, plusieurs membres de l’inspection générale des polices ont débarqué dans les locaux pour y mener des perquisitions. Étaient visés, les casiers personnels et les bureaux de quatre policiers qui, la veille, à l’insu de tous, avaient été interpellés à leur domicile respectif et ce avant que les policiers n’y mènent des perquisitions.

Mieux : les quatre hommes, menottés comme le veut la loi, ont été conduits au palais de justice de Liège. Ils y ont été entendus par la juge d’instruction chargée de leur dossier.

Tous ont été inculpés de détournement, recel, faux et usage de faux ainsi que d’abus de position. L’un d’entre eux a même été placé sous mandat d’arrêt et écroué à la prison de Lantin. Il y a rejoint Benoît Crahay, un autre policier de Herstal qui, lui aussi, semble impliqué dans le trafic, mais est surtout détenu pour avoir abattu son ex-épouse en août 2011.

Reste évidemment à savoir ce que l’on reproche à ces policiers. D’après nos informations, ils sont accusés d’avoir, durant de longues années, détourné des objets qui ont été saisis durant diverses enquêtes judiciaires. Ces objets arrivaient chez eux… plutôt qu’au greffe du palais de justice. Ils les revendaient ensuite sur Internet.

Impossible ici de connaître l’ampleur du détournement. Tout juste sait-on que trois des policiers en question sont membres de la Brigade Judiciaire, le quatrième travaillant au service Intervention. Tous seraient membres de la police depuis plus de 20 ans. Il semblerait toutefois que les faits qui leur sont reprochés remonteraient à plusieurs mois, voire plusieurs années.

Du côté de la police de Herstal, on se refusait évidemment à tout commentaire. Nous ne ferons pas de communiqués ou autre commentaires , répondait le commissaire en chef de la police, Marc Paquay. “Une enquête judiciaire est en cours, il est fait en sorte qu’elle aboutisse. Ce qui est sûr, c’est que la continuité des services de police est assurée.”



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