À Aywaille, le CDH plaide pour le principe du logement kangourou…

C’est une problématique que rencontrent désormais bon nombre de communes rurales : comment garantir aux seniors, qui ont besoin d’un soutien quotidien, qu’ils pourront couler des jours heureux dans la commune dans laquelle ils ont vécu toute leur vie ?

La problématique n’est pas neuve est-on tenté d’écrire mais, ces dernières années, plusieurs facteurs la rendent plus actuelle : l’allongement de l’espérance de vie notamment. Il est par ailleurs plus rare que les enfants accueillent, chez eux, leurs parents en fin de vie. Que faire dès lors pour garder les seniors dans de bonnes conditions ? Tel est l’enjeu qui fut au cœur d’un débat à Aywaille.

Au CDH on se positionne en faveur d’un nouveau type d’habitat… le logement kangourou. "Le principe est simple, il s’agit d’un logement qui réunit plusieurs générations sous un même toit tout en respectant l’intimité de chacun", explique Vincent Moyse. "Cela permet de recréer des liens intergénérationnels mais aussi de lutter contre l’isolement". Comprenons qu’un contrat tacite entre générations garanti une aide "sur place". Une solution parfaite pour certains… Le conseiller souligne en effet que "les aînés ont aussi des besoins et des aspirations plus en phase avec les caractéristiques de l’habitat individuel : rester chez soi, garder les liens avec son entourage".

Comme il le reconnaît toutefois lui-même, le principe a ses failles, surtout dans des petites villes de province. "Cela existe déjà mais c’est souvent mis en place avec des étudiants car en optant pour une même adresse, les personnes perdent leurs droits, ce qui n’est pas le cas si l’étudiant est logé en kot".

Du côté de la majorité, la proposition fut, une fois n’est pas coutume, accueillie positivement mais on relève bien sûr ce problème de législation. "Nous ne sommes pas défavorables sur le principe mais la réglementation ne le permet pas pour l’instant", explique Thierry Carpentier, bourgmestre faisant fonction, qui remarque par ailleurs que, désormais, Aywaille a aussi cette capacité d’absorber des seniors qui désirent un logement plus adapté. "Nous avons aujourd’hui une offre plus grande d’immeubles à appartements sur la commune, ce qui n’était pas le cas avant".