L’ULg comptait l’exploiter mais faute de subsides, le permis est devenu obsolète.

Les grilles sont fermées et les plus jeunes se demandent ce que cache cet énorme bâtiment, installé au début de la rue Saint-Gilles… il cache l’Institut Montéfiore, construit à la fin du XIXe et ayant abrité durant plus d’un siècle des étudiants liégeois, en Sciences appliquées puis en Architecture (Lambert Lombart).

Classé au patrimoine majeur de Wallonie depuis 1993, il demeure aujourd’hui dans un état de délabrement avancé… (Quentin Le Bussy), conseiller Écolo à Liège et historien de formation, s’est inquiété du sort réservé à ce lieu emblématique.

"L’Institut Montéfiore doit accueillir à nouveau des étudiants. Or l’Institut se dégrade très rapidement et suscite mon inquiétude : sans occupants ni chauffage, squatté, vandalisé, prenant l’eau de toutes parts, je crains qu’on ne puisse à long terme plus rien en faire; le préserver me semble une urgence absolue".

Le sort du site était pourtant scellé voici quelques années puisque l’ULg, propriétaire, avait bel et bien un projet de réhabilitation, pour accueillir HEC, à l’étroit rue Louvrex.

Faute de subsides toutefois, le permis qui avait été délivré était devenu obsolète. C’était il y a moins d’un an a souligné Michel Firket, échevin du Patrimoine. Pour celui-ci, l’ULg pourrait désormais se résoudre à vendre Montéfiore !

Qu’en est-il dans les faits ? Il est vrai que l’ULg envisage aujourd’hui cette option de vente; Christian Evens, responsable des ressources immobilières de l’ULg, le confirme mais la décision n’est pas que financière… car les subsides seraient enfin là. "Sur un projet de 7 millions, il y avait à la grosse louche un subside de 1,3 million promis", se souvient-il. "Aujourd’hui, cela semble se débloquer et cela devrait d’ailleurs augmenter pour absorber les travaux supplémentaires". Ce qui coince ? L’excroissance espérée pour HEC pourrait être assurée à moindre prix, grâce au départ de l’Architecture de la rue Fusch vers Outremeuse… mais rien n’est écrit !