Samedi, le PS a conclu un pacte de majorité avec le cartel (MR-CDH-NV) qui verrait Malik Ben Achour bourgmestre. Ce dernier espère que la nouvelle majorité pourra se mettre en place pour la première quinzaine du mois d’avril.

Mais rien n’est encore assuré. Il lui reste à convaincre une majorité derrière lui au sein de son propre parti, et des partis partenaires, tandis qu’un recours au Conseil d’État n’est pas à exclure. Il ne devrait donc pas démissionner tout de suite de la Chambre des représentants.

S’il est confirmé maïeur après avoir évité le champ de mines, il devra céder son siège de député fédéral pour respecter la règle interne du Parti socialiste sur le décumul des mandats dans les communes comptant plus de 50 000 habitants.

Premier suppléant à la circonscription provinciale liégeoise en 2019, Malik Ben Achour avait été amené à démission de son mandat d’échevin pour remplacer Frédéric Daerden, devenu ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les deux suppléants suivants ont aussi été promus députés fédéraux (la Flémalloise Sophie Thémont et le Waremmien Hervé Rigot) en raison du désistement des échevines Julie Fernandez Fernandez (Liège) et Laura Crapanzano (Seraing).

C’est donc en toute logique la Disonaise Chanelle Bonaventure (29 ans), 4e à la suppléance, qui deviendrait députée fédérale. Coprésidente de la Fédération verviétoise des jeunes socialistes avec Antoine Lukoki depuis octobre 2019, cette formatrice du Forem serait prête à accepter ce "gros" et nouveau défi. "Ça serait une belle expérience mais la priorité est que la situation se stabilise à Verviers", dit-elle.

Toutefois, il nous revient de sources internes au PS que le poste pourrait aussi être promis au 5e suppléant et bourgmestre de Blegny Marc Bolland (si la Disonaise accepte de faire un pas de côté)... à moins que le cofondateur d’Ogeo Fund dont il vient de finir un travail de consultance ne convoite la nouvelle direction du fonds de pension...