En juin 2019, au terme de longues procédures, comme cela a été dit, la ville de Seraing et la société Immoval annonçaient que cette dernière était désormais en mesure d’activer le projet de reconversion du site de la cristallerie du Val Saint-Lambert, nommé Cristal Park. Un projet ambitieux pour Seraing en termes de retombées économiques, d’emplois ainsi qu’au niveau urbanistique ou touristique ! Mais voilà, plus d’un an plus tard, certes dans un contexte difficile lié à la pandémie de Covid-19, rien ne semble bouger… C’est en ce sens que le projet Cristal Park vient d’être évoqué au conseil communal de Seraing, l’opposition ayant relevé un manque de transparence.

Et pour cause, non seulement ce méga projet (village commercial, zone de loisirs avec entre autres un parc d’aventures et un aquaparc, plus de 400 maisons et appartements, une nouvelle cristallerie, un centre d’affaires, un hôtel 4 étoiles) ne laisse pas entrevoir d’avancée visible sur le terrain mais il donne plutôt l’impression d’accumuler les embûches… Il suffit de citer la mise en stand-by du projet d’accrobranches, bien que le permis ait été délivré, face à une forte opposition parmi la population ou le départ de Châteauform, société spécialisée dans l’organisation de séminaires, qui serait la conséquence de la crise sanitaire…

Économie de 10 %

Déborah Géradon, l’échevine en charge du Développement territorial, a répété que c’est à Immoval que revient la tâche de mettre en œuvre le projet tout en soulignant qu’il s’agit "d’un dossier compliqué"… Après avoir insisté sur les quelque 900 emplois peu qualifiés que devrait générer le projet Cristal Park, elle a rappelé l’intervention de la société sérésienne John Cockerill en vue du développement d’une centrale d’énergie commune à l’ensemble du site. "Au-delà de la réduction de l’empreinte carbone, cela représenterait une économie de 10 % sur la facture d’énergie pour tous ceux qui seraient présents au sein de cette communauté", a-t-elle précisé.

Et d’assurer que des contacts sont actuellement en cours avec différents investisseurs. "Et je rappelle que chaque projet fera l’objet d’une demande de permis. Et chaque dossier fera l’objet d’une consultation de la population", a-t-elle conclu.