C'est ce mercredi matin que la reconstitution du meurtre de M'Baye Wade a débuté, dans le quartier du Laveu à Liège, rue Ambiorix. Le moins que l'on puisse écrire, c'est que la justice a déployé d'importants moyens. La rue Ambiorix est totalement fermée à la circulation et des déviations sont mises en place.

Pour rappel, c'est dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 septembre 2020 que le meurtre de M'Baye Wade a été perpétré. La victime n'était autre que le compagnon de l'avocat pénaliste et conseiller MR Pascal Rodeyns. Le choc fut particulièrement violent à Liège.

Il faut dire que tant la victime, qui travaillait à la Province de Liège, que son compagnon sont connus. En outre, la violence des faits a profondément marqué les esprits... 

Grâce aux caméras de surveillance, deux hommes avaient rapidement pu être identifiés. Dont Jérémy D, un Ansois de 25 ans. C'est à ce dernier que la porte avait été ouverte. Interpellés une semaine après les faits, les deux suspects étaient passés aux aveux mais leurs rôles respectifs s'avèrent différents. Mbaye Wade a été poignardé à plusieurs reprises, au niveau du thorax et de la gorge. Pascal Rodeyns, qui a découvert le corps sans vie de son compagnon, avait immédiatement prévenu les secours et les forces de l’ordre. En état de choc, il avait directement été pris en charge par les secouristes. Pour Mbaye Wade, il n’y avait malheureusement plus rien à faire. Après l’autopsie, le médecin légiste a pu établir que le premier coup de couteau reçu par la victime, au niveau du cœur, avait été fatal. Aucune plaie de défense n’a été relevée : la victime, âgée d’une quarantaine d’années, ne s’attendait donc pas à être agressée. La mort s’est produite entre le jeudi 23 h et le vendredi à 3 h du matin.

La thèse du crime homophobe est aujourd'hui clairement avancée. En effet, il semble que la mort de Mbaye Wade soit à mettre en rapport avec son homosexualité assumée. Un des deux hommes aurait en effet pris rendez-vous avec la victime, via des sites spécialisés.

Ce mercredi matin, les deux suspects sont donc présents. Reste que le dossier a aujourd'hui été transféré aux mains du parquet général.