On le sait, la problématique des violences conjugales n’est pas nouvelle et se constate, malheureusement, dans toutes les catégories sociales… le confinement vécu depuis mars 2020 n’a d’ailleurs pas arrangé les choses puisque le phénomène serait en pleine progression. Face à cette brutale réalité, le PTB réclame aujourd’hui une mesure qui permettrait d’assurer un suivi des victimes de violences conjugales, comme dans la zone de police de Bruxelles-Nord.

Louise Ferrida-Defawes et Céline Fassotte, conseillères PTB, interpelleront à cet égard la majorité au conseil communal de ce lundi soir… "La zone de police de Bruxelles-Nord a en effet pris l’initiative de contacter toutes les personnes qui ont été victimes de violences intrafamiliales durant les mois précédents. En juin, la chambre a adopté une résolution suggérant à tous les commissariats de Belgique d’en faire de même, et d’assurer la formation d’un groupe de policiers spécialisés dans cette problématique et qui tiendront une permanence 24h/24 et 7j/7 pour la prise en charge des victimes", expliquent les conseillères. "La ville de Liège doit évidemment faire tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre ces violences et la police a un rôle à jouer dans cette lutte". La question posée aujourd’hui est dès lors : la police de Liège compte-t-elle contacter toutes les personnes victimes de violences conjugales lors du premier confinement ? En outre, les permanences d’assistance policière aux victimes ne sont actuellement accessibles que 9h/jour et en semaine… les conseillères PTB se demandent s’il ne serait pas judicieux d’élargir celles-ci.

Selon de récentes statistiques, il apparaît qu’un couple sur trois a été concerné par des violences conjugales lors du premier confinement… essentiellement des femmes.