Le top départ était donné sur le coup de 13 h 30, boulevard de la Constitution dans le quartier d’Outremeuse et, bien que les fêtards ne pouvaient pas achever leur pèlerinage folklorique sous la statue du Torè, boulevard d’Avroy, (pour cause de chantier du tram), ils sont très peu à avoir boudé l’événement qui s’annonçait… presque historique.

Comme nous le rappelait en effet Maxence Stenier, le président de l’Association des étudiants liégeois (Agel), voilà déjà trois ans que la dernière Saint-Torè était organisée, c’était en 2019, les éditions de 2020 et de 2021 ayant été annulées suite aux mesures sanitaires covid. "Mais cette fois c’est la bonne", se réjouissait le président de l’Agel. Et quelle bonne : une météo estivale et un nombre record d’étudiants venus des quatre coins de la Cité ardente . Ils étaient plus de 3 000 jeunes au départ du cortège alors que l’édition de 2019 n’avait rassemblé que 1 600 étudiants. Le tout noyé dans des litres de bières bien sûr… "Chaque char représente un comité et sur chaque char, il y a une pompe et un fût".

Des chars plutôt chargés… en fêtards. Entre les longues remorques aménagées en bars et les bus à l’anglaise (à impériale), le char bourré d’anciens du folklore n’était pas le moins festif… "Faire la fête jusqu’à 67 ans, mais dans quel état ?", pouvait-on lire sur leur bannière ; un brin d’autodérision qui témoigne de l’ardeur qu’ont les Liégeois à faire la fête, tard et longtemps.

Arrivée sur la place Cathédrale, la foule d’étudiants devait se disperser peu après 17 heures… et inonder les ruelles du Carré. En fin d’après-midi, la police nous confirmait l’absence d’incident.

© tonneau
© tonneau
© tonneau