En terres hutoises, il est beaucoup question ces derniers temps de la rive gauche. Et ce plus particulièrement en l’espèce de la situation du bâti dans ce quartier en difficulté à cet égard.

Ainsi donc, après que le cas jugé problématique de la rue Axhelière a été soulevé il y a peu par l’opposition Ecolo et Défi, le dossier relatif à la rue Neuve a refait parler de lui. Ce point a été évoqué lors du dernier conseil communal.

À peine installé dans ses fonctions d’échevin des Travaux, André Deleuze (PS) a présenté un accord concernant l’acquisition par la Régie foncière de plusieurs parcelles. Lesquelles ont été concernés par l’effondrement en 2015.

"Une convention a été conclue avec les propriétaires sauf avec celui de l’ex-Mobistar", a précisé ce dernier. Et de reconnaître qu’aucune solution n’a encore pu être trouvée. "Le dossier a tardé mais pas de la faute de la Ville", a insisté le bourgmestre f.f. Eric Dosogne (PS).

Loin d’être satisfait par les explications données par le collège, l’opposition Ecolo et Défi a relevé le caractère partiel de l’accord intervenu. Et tant Rodrigue Demeuse que Grégory Vidal de regretter la communication qui a été faite récemment "alors que le dossier est loin d’être bouclé".

Trois des six parcelles

En effet, l’accord en question vise pour l’instant seules trois des six parcelles concernées. Les trois immeubles centraux, dont l’ancien Mobistar à l’origine de l’effondrement, n’en font pas l’objet. "Cette situation inquiète fortement et il est grand temps d’avancer", a souligné Rodrigue Demeuse.

Et ce dernier d’estimer que "le projet n’a de sens pour redynamiser la rue Neuve que s’il porte sur l’ensemble du site". Le recours à une expropriation pour cause d’utilité publique des dernières parcelles est souhaité. Une solution que ne privilégie pas le bourgmestre en titre Christophe Collignon (PS), préférant louer l’accord de principe récent.