Vito, 58 ans, a bénéficié d’une suspension du prononcé d’une durée de trois ans devant le tribunal correctionnel de Liège après avoir menacé son voisin d’une arme à feu et d’un couteau ! L’entente n’est pas au beau fixe entre les deux hommes. En effet, on peut même dire que les relations sont relativement tendues. Le torchon brûle entre les deux voisins, mais le 2 avril dernier, l’agressivité est montée d’un cran supplémentaire. D’après Vito, son voisin lui aurait "manqué de respect." Il n’en n’a pas fallu plus pour que l’homme décide de donner ce qu’il estime être une bonne leçon à ce dernier. La discussion était houleuse et le voisin a décidé, de manière opportune, de rentrer chez lui. Mais Vito avait décidé de ne pas en rester là. 

 En effet, il s’est muni d’un révolver à billes qu’il avait acheté plus tôt dans un magasin de jouets. Selon les dires de l’intéressé, il aurait déboursé la somme de 35 euros pour acquérir cette arme à feu. Mais comme si cela ne suffisait pas, il a également pris un couteau éplucheur sur lui. Mais alors que le voisin se trouvait à l’intérieur de son domicile, il a regardé par la fenêtre de son habitation et qu'elle n’a pas été sa surprise de voir que son voisin était revenu dans la rue, muni d’une arme à feu et d’un couteau… Lorsque les policiers sont arrivés sur place, ils ont tenté d’entrer en contact avec Vito, mais ce dernier se trouvait devant chez son voisin et non chez lui. Alors que les policiers étaient occupés à quitter les lieux, ils sont tombés nez-à-nez avec l’homme armé qui rentrait chez lui. 

 A cet instant, les inspecteurs ne savaient pas qu’il s’agissait d’une arme factice. Les policiers lui ont donné l’injonction de lever les mains, mais aussi de se coucher, ce qui est selon le juge "quelque peu contradictoire." Mais Vito n’a pas fait que cela. "Il commet l’erreur de se saisir de son revolver à bille de la main gauche et reçoit immédiatement un coup de pied au thorax", indique le tribunal. Le juge a estimé que l’on ne pouvait pas conclure de son comportement qu’il s’était rebellé.