Liège De son côté, la CSC Transcom "applaudit le travail mené par le parquet fédéral pour endiguer le dumping social"

Nous l'évoquions ce mardi, le parquet fédéral souhaite saisir 300 camions de chez Jost Group. Il s'agit en effet d'un rebondissement dans l'affaire de dumping social qui avait secoué l'entreprise en 2017. En saisissant quelque 300 camions, le parquet souhaiterait faire cesser toute infraction, la crainte étant que l'entreprise se livrerait toujours à des pratiques de dumping social.

Ce mardi, l'entreprise Jost a réagi, précisant avoir "confiance dans la justice qui a suspendu la saisie abusive et illégale de camions ordonnée par le parquet fédéral".

Jost Group précise en effet que "le Tribunal de première instance de Liège a interdit la saisie illégale de plus de 300 camions souhaitée par le parquet fédéral". Cette décision remonterait au 27 janvier. Et de demander à la justice, "afin de protéger les intérêts de l'entreprise, de ses centaines de travailleurs et de ses clients", de "confirmer la décision prise d'interdire la saisie".

Jost Group a toujours réfuté les accusations portées à son encontre... En 2017, quatre dirigeants avaient été interpellés avant d'être remis en liberté. Fin août 2017, Roland Jost avait à nouveau été privé de liberté dans le cadre de l'enquête en cours depuis 2016 et concernant une fraude sociale et un trafic d'êtres humains présumés par le truchement de sociétés "boîtes aux lettres" en Roumanie et Slovaquie.

De son côté, la CSC Transcom a aussi tenu à "applaudir le travail mené par le parquet fédéral", et ce, "pour endiguer le dumping social". Pour le syndicat chrétien en effet, il est indispendable de "systématiser les contrôles de manière à ce que le territoire belge ne soit plus une zone de non-droit en matière de dumping social".