Alors que la salle de consommation (de drogue) à moindre risque (SCMR) qui accueille depuis 3 ans de nombreux toxicomanes à Liège, a fermé ses portes, pour une raison de non-renouvellement de convention, le débat sur la pérennisation de cet outil s’est invité à la table du conseil communal ce lundi soir. En effet, cette fermeture ne semblait aucunement désirée à Liège, la raison étant purement administrative. Néanmoins, la fondation Tadam qui gère ladite salle, ne dispose donc plus d’une convention avec la Ville… elle a fermé ce 5 septembre, trois ans après son ouverture.

Ce lundi soir, les élus liégeois, le bourgmestre de Liège en tête, ont toutefois appelé de leurs vœux la pérennisation de cette salle, son "utilité" semblant globalement satisfaisante voire reconnue, chiffres à l’appui. L’objectif toutefois est d’assurer une réouverture en y associant une évaluation, "pourquoi pas permanente", a suggéré le bourgmestre de Liège. Cette évaluation serait assurée tant par l’Université de Liège que par l’Observatoire européen des drogues.

Pour rappel, c’est en septembre 2018 que la salle de consommation à moindre risque a ouvert, avec l’objectif de prendre en charge la problématique de la toxicomanie de rue. Ici, les personnes souffrant d’une assuétude (héroïne) peuvent se présenter quotidiennement, afin d’être prises en charge dans le cadre de leur consommation. Du matériel "sécurisé" leur est notamment fourni, pour réduire les risques sanitaires. Un accompagnement est aussi assuré, l’objectif étant in fine la réduction de la consommation mais aussi la lutte contre la toxicomanie "de rue".

Comme l’a précisé Willy Demeyer, cette salle était ouverte tous les jours et comptait 872 "inscrits". On y observait 50 visites par jour et en moyenne 183 personnes différentes par mois.

Réouverture… quand ?

En termes de temporalité, le bourgmestre a fait savoir qu’il souhaitait aller le plus vite possible pour éviter des situations problématiques avec les consommateurs. "Mais cela dépendra du niveau de garantie que souhaitent avoir les membres de la fondation", a-t-il précisé. Le bourgmestre propose de contacter dès ce mardi les membres de la fondation, afin de leur signaler l’avis positif du conseil communal.