Ouvrir une école, c’est fermer une prison, disait Victor Hugo. Rénover une école, c’est pour moi garantir l’avenir", c’est en ces termes que Frédéric Daerden, ministre de tutelle des bâtiments scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a introduit sa prise de parole lors de sa venue, ce vendredi, à l’école communale de Ramet.

À quelques jours de la rentrée des classes, c’était un moment important pour cette implantation scolaire, l’une des 17 que compte l’enseignement officiel flémallois, comme l’a souligné la bourgmestre, Isabelle Simonis, insistant ainsi sur le choix d’une politique de proximité afin de "desservir au mieux chacun des quartiers de l’entité".

Important, en effet, puisque non seulement il n’est plus question de fermer cette implantation, comme ce fut le cas en 2013, mais elle va, au contraire, bénéficier d’une profonde rénovation avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles puisque, sur un investissement estimé à 1,86 million d’euros, l’avant-projet tel qu’il a été présenté ce vendredi fait l’objet d’une promesse de subsides de l’ordre de 1,1 million.

"La fermeture avait été envisagée en raison de la fréquentation en baisse, on y comptait à l’époque une quarantaine d’enfants, et de la vétusté. Mais la détermination des parents et du corps enseignant a porté ses fruits. On a ainsi assisté à une augmentation de près de 40 % de la fréquentation dans cette école", a souligné Marc D’Joos, l’échevin de l’Enseignement.

Septembre 2023 ?

Ce dossier porte sur une reconstruction/rénovation. Il s’agit de déconstruire les deux blocs existants (primaires et maternelles), tout en conservant le gymnase qui sera rénové et amélioré sur le plan énergétique, pour ensuite construire un nouveau bâtiment sur deux niveaux à l’emplacement de l’actuel bloc primaire. Bien sûr, le bloc maternel ne pourra disparaître qu’une fois le nouveau bâtiment disponible.

"Deux nouveaux préaux seront créés, un à l’avant pour le primaire et l’autre à l’arrière pour le maternel, chacun donnant accès à des cours séparées", précise Frédéric Vandelli, échevin en charge des infrastructures communales.

Le réfectoire et les maternelles seront installés au rez-de-chaussée tandis que les quatre classes de primaire se trouveront au 1er étage, lequel sera accessible via des escaliers et un ascenseur. Si les procédures suivent leur cheminement sans embûche, la nouvelle école de Ramet pourrait être fonctionnelle pour la rentrée 2023…