Nasir, 24 ans et Tarin, 21 ans, deux frères ont écopé de 6 ans de prison ferme devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir prostitué des jeunes filles mineures d’âge. Le tribunal a également prononcé des confiscations par équivalent de 60 000 et 30 000 euros à l’encontre des deux frères. Les autres prévenus qui comparaissaient à leurs côtés ont écopé de peines allant de 18 mois à 6 ans de prison ferme. Le tribunal a également prononcé des amendes allant de 24 000 à 64 000 euros avec sursis pour certains. Les huit prévenus âgé de 21 à 26 ans ont participé à de la traite des êtres humains et de la prostitution de jeunes filles dont des mineures d’âge.

Les prévenus sont originaires d’Ougrée, Seraing, Flémalle et Beyne-Heusay. Les deux frères étaient à la tête de l’association de malfaiteurs. Ils ont favorisé la prostitution de sept victimes âgées de 13 à 19 ans au moment des faits. Ils ont fait paraître des annonces dans Quartier rouge. Ils ont également loué des Airbnb et des voitures. Certaines des victimes ont expliqué que leurs souteneurs se montraient parfois violents ou menaçants. Une des jeunes femmes a expliqué avoir été séquestrée pendant près d’un mois dans un logement. Nasir a été arrêté le 2 décembre 2020. Lors de leur comparution devant le tribunal, les prévenus ont nié tous les faits mis à leur charge.“Je suis fort gêné comme tout cela”, avait déclaré Nazir, passablement irrité. “Je passe pour un pédophile. Je travaille douze heures par jour donc je ne vois pas à quel moment j’aurais pu faire tout cela. J’ai été un client puis c’est devenu ma petite amie.

Quant à son frère, il a également uniquement avoué une relation avec une prostituée tout en niant avoir été un proxénète. “Je n’ai jamais touché de l’argent, je n’ai jamais fait de gain”, a-t-il précisé. “Je n’ai jamais prostitué de fille.” La petite amie de Tarin est elle-même devenue proxénète. “ Moi même j’étais une prostituée, c’était plus par solidarité. Ce n’est pas un travail facile à faire, c’est plus cool d’être plusieurs. C'était comme des copines qui s’entraident.” Certaines jeunes filles ont déclaré qu’elle s’était montrée menaçante et l’une d’elle a expliqué qu’elle l’avait frappée. “Elle ment.” Cette prévenue a admis que l’on voyait que les jeunes filles étaient très jeunes. “On voyait physiquement qu’elles étaient mineures, mais il n’y avait personne pour les obliger ou les menacer.” Le tribunal a estimé les faits établis à charge des prévenus.