Liège Cela suffit pour qu’un enfant se fasse renverser, obligé de circuler sur la route…

Rien de plus énervant, pour un piéton sur un trottoir, que de devoir emprunter la route parce que des voitures obstruent le passage… Et que dire lorsqu’il s’agit d’une personne en fauteuil roulant, menant une poussette ou accompagnant un enfant sur un petit vélo ? Énervant, certes, mais surtout carrément dangereux !

Une telle situation est fréquente, un peu partout, bien que nul n’est censé ignorer le code de la route qui interdit le stationnement sur un trottoir… Sauf, bien sûr, si un panneau autorise de s’y stationner à cheval en raison de l’étroitesse de la voirie.

À Neupré, on n’échappe pas à ce fléau qui, manifestement, dérange bon nombre de citoyens…

"Plusieurs voiries ont été réaménagées avec de nouveaux beaux trottoirs, au moins d’un côté, et l’on constate que des automobilistes se garent dessus par souci de protection de leur voiture. Nous recevons dès lors beaucoup de plaintes de riverains qui disent qu’ils ne peuvent pas profiter de ces trottoirs parce que des voitures bloquent le passage, obligeant alors les piétons à circuler sur la route et les mettant en danger. Cela a aussi pour conséquence d’abîmer les trottoirs", souligne Virginie Defrang-Firket, bourgmestre de Neupré.

La police locale a donc lancé une campagne de sensibilisation. Et afin de manifester le soutien des autorités communales à cette démarche, la bourgmestre a accompagné les policiers et, ensemble, ils ont parcouru le territoire communal. Ils s’arrêtaient à chaque fois qu’une voiture était stationnée sur un trottoir pour y apposer un autocollant porteur d’un message volontairement choquant (voir photo) afin de marquer les esprits.

Les équipes sont également allées à la rencontre des propriétaires afin de les sensibiliser.

"On a constaté que bon nombre de personnes ont une méconnaissance des règles. Celles-ci vont être rappelées dans le bulletin communal et l’opération sera renouvelée en août ainsi qu’à la rentrée afin de retaper sur le clou. Après cette période de sensibilisation, on passera alors à une phase plus répressive", prévient la bourgmestre.