C’est ce qu’affirme Alain De Clerck plus déterminé que jamais à sauver l’édifice liégeois

C’est une sorte de chantage un peu malsain auquel se livre Alain De Clerck, le célèbre artiste liégeois.

Sur son compte Facebook, Alain De Clerck lance en effet un ultimatum aux responsables de la ville : soit vous renoncez à la démolition imminente de la Dentisterie de Bavière, soit je m’immole !

En fait, les travaux de démolition de la Dentisterie doivent théoriquement débuter ce jeudi matin au grand dam du Liégeois, ardent défenseur de ce lieu qui, selon lui, a une grande valeur architecturale et qu’il voulait aménager en centre consacré à tous les arts émergents liégeois.

"Comme vous le savez, j’ai fait une grève de la faim de neuf jours en janvier où j’ai perdu 8 kg, n’en déplaise à Willy Demeyer qui affirmait que je mangeais en cachette !"

"Nous avons aussi amené 2.000 signatures de Liégeois au ministre régional du Patrimoine René Collin, demandant la sauvegarde du bâtiment pendant un an et la Commission des monuments et site de la Région wallonne a fait de même. Le ministre a répondu par des arguments sans fond et qui lui étaient dictés par les politiques liégeois ! [et toc...] J’en ai marre : trop, c’est trop. Je donne à la Ville de Liège jusqu’à mercredi 18 avril à 14 h 30 pour enfin mettre immédiatement ce moratoire d’un an sur la destruction de la Dentisterie."

Et l’artiste se montre alors plus déterminé que jamais. "À 15 h, je vous invite ainsi sur l’esplanade de Bavière pour vous expliquer cette injustice dont je souffre profondément depuis le 15 décembre 2008 ! [ date à laquelle il aurait reçu une promesse de la Ville stipulant que ce lieu serait bel et bien aménagé au profit d’artistes liégeois, NdlR] . Sans ce moratoire, à 16 h, je m’immolerai."

Contacté, le bourgmestre Willy Demeyer s’est refusé à tout commentaire. "Le dossier est juridiquement en ordre. Mais la Ville travaille pour trouver une solution. Nous avons pris contact avec la Province pour trouver un lieu où installer un espace contemporain où M. De Clerck trouverait sa place. "