Un audit externe va être réalisé afin d’évaluer s’il y a eu des manquements…

Une recommandation qui "va dans la bonne direction". C’est ce qu’a déclaré la direction d’AB InBev à l’issue de la seconde réunion de conciliation qui s’est déroulée ce lundi. Une recommandation qui pouvait aussi rencontrer les attentes de la FGTB. Si bien que la direction avait bon espoir que le travail reprenne à la brasserie liégeoise dès lundi soir…

Le bureau de conciliation a ainsi proposé de mettre en place un audit afin d’évaluer la gestion de l’épidémie de Covid-19 au sein de l’entreprise. Cette recommandation implique que les deux personnes incriminées, à savoir la directrice des ressources humaines et le conseiller en prévention, ne peuvent y prendre part. Un audit externe, donc, à mettre en place dans les quinze jours.

Des manquements, il y en a eu selon la FGTB qui a initié le mouvement de grève, le 3 septembre dernier, à la suite de plusieurs cas de Covid-19 au sein du département logistique. Elle déplore, en effet, qu’aucun tracing n’ait été réalisé dès la détection des deux premiers cas positifs. Au total, onze cas ont été dénombrés. Sur ces onze travailleurs, deux ont été admis aux soins intensifs. Lundi, on apprenait que l’un d’eux en est sorti.

La direction, qui estime avoir pris les mesures nécessaires, a maintenu son opposition à déplacer vers un autre site les deux personnes incriminées comme le réclame la FGTB. Faut-il donc s’attendre à de nouvelles tensions si cet audit venait à déterminer que l’entreprise n’a pas fauté ?

Des assemblées

Une première assemblée du personnel devait être organisée au changement de pause de 22 h puis aux deux pauses suivantes. "On va expliquer ce qui est ressorti de cette réunion et si les travailleurs approuvent, le travail reprendra", précisait lundi en fin de journée José Borego, délégué principal FGTB. "Ce que nous voulons, c’est que l’audit, qui sera donc composé de personnes extérieures, mette en évidence qu’il y a eu des manquements vis-à-vis de la sécurité des travailleurs".

Et d’ajouter que "c’est grâce à notre action qu’InBev a fait ce qu’il fallait pour mettre l’usine en ordre".

Quant aux astreintes que la direction a fait appliquer, elles ont été suspendues à la suite de cette réunion. Elles ne devaient être supprimées que si le travail reprenait…