Écrire que le personnel de chez TAC est soulagé est un euphémisme, tant la situation en novembre dernier était quasi désespérée !

Ce mercredi matin, une assemblée générale a été organisée sur le site de Milmort et le personnel a pu poser toutes ses questions aux délégués syndicaux. Pour rappel, la Technical Airborne Components (TAC), installée à Milmort emploie actuellement 169 travailleurs qui, en novembre dernier, ont appris que le propriétaire actuel voulait fermer son site pour rapatrier les productions aux États-Unis. Il n’avait nullement l’intention de vendre l’infrastructure. Mais finalement, un accord est intervenu avec un des trois candidats acquéreurs, la société d’investissement Searchlight Capital Partners.

Ambition

"Le combat mené a porté ses fruits", se réjouit René Petit (CSC). "On vient de très loin et il n’y a aucun licenciement. En plus, le personnel conserve son contrat de travail. Il n’y a donc aucune modification dans les acquis sociaux ou salariaux. Même le nom de l’entreprise ne changera pas."

Ajoutons que la société d’investissement anglo-saxonne dispose d’un portefeuille substantiel dans l’aéronautique. "Ce que nous fabriquons à Milmort sera complémentaire de ce que la société produit déjà dans ses différentes entreprises. Le potentiel est énorme. Nous sommes optimistes et la nouvelle direction aussi. À Milmort, nous avons même la capacité d’augmenter le volume de production, lorsqu’en 2025, le secteur aéronautique aura repris totalement. Cela ne nous empêchera évidemment pas de rester vigilants."