La cour d’appel de Liège a examiné un dossier à charge de Dries, 42 ans, qui est soupçonné d’avoir commis un violent home-jacking à Esneux en 2016.

Le 16 novembre 2016, vers 18 heures, un témoin a averti la police qu’il avait remarqué le manège suspect de deux hommes qui tournaient autour des habitations du chemin de Rotheux à Esneux.

Le témoin a précisé qu’il avait entendu des bruits de verre brisé peu avant d’appeler les secours.

Lorsque la police est arrivée sur les lieux indiqués par le témoin, elle a mis en fuite deux suspects.

Ces derniers ont fait irruption à l’arrière d’une habitation et ont pris la fuite dans la rue.

Ils ont été poursuivis par les inspecteurs, mais n’ont pas été arrêtés.

Dans leur fuite, les deux hommes ont toutefois perdu des éléments permettant de faire des relevés de leur ADN.

En effet, lors de leur fuite, ils ont perdu un bonnet, un pull et des gants qu’ils avaient emportés avec eux pour commettre leur méfait.

Une analyse a permis de découvrir l’ADN de Dries sur les objets ainsi saisis.

En effet, l’ADN du suspect était déjà dans les bases de données de la police puisqu’il a déjà de nombreux antécédents judiciaires notamment pour son implication dans des cultures de cannabis. Il n’a donc pas été compliqué pour les enquêteurs de faire le lien entre Dries et les faits commis à Esneux.

Mais Dries dément avoir commis ce vol avec violence.

Il déclare qu’il se trouvait en Albanie au moment des faits.

Pour appuyer ses dires, il dépose son passeport qui comporte des cachets d’entrée sur le territoire.

Selon le parquet général, ces cachets seraient des faux !

La cour a décidé de demander une expertise des cachets pour déterminer s’il s’agit de véritables cachets de l’administration albanaise ou de faux.

La cour se réunira à nouveau en mai pour poursuivre les débats.