Ce mardi matin, la cour d'appel de Liège a rouvert les débats dans le dossier à charge de Jean-Charles Luperto, 46 ans, à la suite du témoignage d'un certain Giacomo, le lendemain de l'audience devant la cour d'appel. Ce dernier a appelé Jean-Charles Luperto sur son GSM et lui a déclaré qu’il pensait que l’accusateur mineur avait été poussé à le reconnaître sur le panel photographique de la PJF. 

Jean-Charles Luperto est poursuivi pour des faits d'outrages aux moeurs commis pendant printemps et de l'été 2014 à la station-service de Spy. Plusieurs témoins ont déclaré avoir vu Jean-Charles Luperto en train de se masturber dans les parties communes des toilettes. Un des accusateurs était un mineur d’âge âgé de 9 ans. Ce témoin été jugé crédible par un expert psychologue. 

Le parquet général avait requis une peine entre 6 et 8 mois de prison avec sursis à l'encontre de Jean-Charles Luperto. Au lendemain de la dernière audience avant le départ en délibéré de la cour d’appel, ce Giacomo aurait découvert que l’affaire Luperto n’était pas terminée… Il se serait alors procuré le numéro de GSM de Jean-Charles Luperto. 

Le témoin, sur conseil de Jean-Charles Luperto, a été entendu par un service de police voisin de Sambreville. L’homme a déclaré qu’il était en relation avec la mère de l’enfant au moment de l’audition de ce dernier, en 2015. Problème, c'est que l'audition a eu lieu en 2014... Selon lui, la mère de l'enfant lui aurait déclaré que les policiers avaient laissé sur place le panel photographique permettant d’identifier un suspect dans les faits pour lesquels l’enfant devait témoigner. La mère aurait indiqué à l’enfant qui était Jean-Charles Luperto. 

Le parquet général a rappelé que l'enfant a reconnu le suspect alors qu'il se trouvait seul avec les policiers et estime que cette nouvelle déclaration serait une "manoeuvre assez maladroite de Jean-Charles Luperto. Son système de défense est d’attaquer les policiers, les magistrats et les témoins. Le but est de détruire le témoin." 

Selon le parquet général, ce Giacomo connait la famille Luperto. Selon le Ministère public, ce nouveau témoignage n’est pas de nature à changer les réquisitions. " La culpabilité doit également être reconnue pour ces faits-là."

Pour la défense de Jean-Charles Luperto, ce nouveau témoignage démontre que leur client est innocent. L’avocat estime que cette affaire aurait été montée pour se débarrasser des rencontres homosexuelles qui avaient lieu sur le parking de Spy. L’arrêt est prévu le 29 septembre prochain.