Le tribunal correctionnel de Liège a décidé vendredi de solliciter l'avis d'un service spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels avant de rendre son jugement dans le dossier d'un Fléronnais âgé de 70 ans poursuivi pour des faits de possession illégale de matériel pédopornographique. Cet artiste-peintre détenait des photos de très jeunes enfants subissant des viols. Les faits avaient été révélés en novembre 2018 lorsque le prévenu avait subi une panne informatique. Les réparateurs avaient découvert sur son ordinateur des répertoires référencés contenant une cinquantaine d'images à caractère pédopornographique. Les photos montraient de très jeunes enfants subissant des viols.

Le prévenu avait exposé qu'il est un artiste-peintre qui insère des photographies dans ses œuvres. "Chaque peintre ou artiste a besoin d'une inspiration. Quand je peins des femmes et que j'insère des images dans un tableau, je capte des photos sur Internet", avait-t-il expliqué au juge.

Le parquet contestait cette démarche artistique et avait requis une peine de six mois de prison avec sursis probatoire. L'avocat du prévenu avait cité Roy Stuart et David Hamilton en comparant la démarche artistique de son client à la leur. Il avait également présenté le prévenu comme un artiste reconnu à travers le monde et coté sur des sites majeurs.

La défense avait aussi sollicité des mesures probatoires. Afin d'évaluer si le prévenu est apte à se soumettre à ces éventuelles conditions probatoires, le tribunal a décidé de solliciter l'avis d'un service spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels.

L'affaire sera réexaminée le 7 mai.