Le tribunal correctionnel de Liège a décidé mardi de reporter au 30 novembre prochain l'examen du dossier de trois militants cyclistes poursuivis pour des faits d'entrave méchante à la circulation et de dégradation d'objets destinés à l'utilité publique. Le report du dossier a été décidé en raison de l'encombrement du rôle. En février 2019, trois militants cyclistes avaient peint le sol rue Hors-Château à Liège pour recréer une bande cycliste qui avait disparu. 23 logos de vélos avaient été peints à l'aide de pochoirs. Ce marquage au sol était illégal. Les trois auteurs avaient été repérés par des caméras de surveillance et avaient été interceptés avec leurs bombes de peinture blanche.

Le parquet de Liège avait proposé le paiement d'une transaction de 100 euros pour mettre fin à la procédure mais les trois militants cyclistes ont contesté l'infraction et évoqué "un acte citoyen destiné à dénoncer le manque d'infrastructures cyclables ou la piètre qualité de celles-ci lorsqu'elles sont réalisées".

Ces militants du GRACQ (Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens) estiment que l'action directe non violente demeure un moyen légitime pour questionner sur l'action ou l'inaction politique.

L'affaire a été reportée au 30 novembre en raison de l'encombrement du rôle.