Trois militants cyclistes devaient comparaître mardi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de faits d'entrave méchante à la circulation et de dégradation d'objets destinés à l'utilité publique. En raison de la surcharge de l'audience, l'examen de l'affaire a été reporté au 22 juin prochain. Les faits reprochés aux prévenus s'étaient déroulés en février 2019, rue Hors-Château à Liège. Ces trois militants cyclistes avaient peint le sol pour recréer une bande cycliste qui avait disparu. 23 logos de vélos avaient été peints à l'aide de pochoirs. Ce marquage au sol était illégal. Les trois auteurs avaient été repérés par des caméras de surveillance et avaient été interceptés avec leurs bombes de peinture blanche.

Le parquet de Liège avait proposé le paiement d'une transaction de 100 euros pour mettre fin à la procédure mais les trois militants cyclistes ont contesté l'infraction et évoqué "un acte citoyen destiné à dénoncer le manque d'infrastructures cyclables ou la piètre qualité de celles-ci lorsqu'elles sont réalisées".

Ces militants du GRACQ (Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens) estiment que l'action directe non violente demeure un moyen légitime pour questionner sur l'action ou l'inaction politique.

L'affaire a été reportée au 22 juin en raison de l'encombrement du rôle. Une manifestation, avec présence des militants sympathisants devant le palais de justice de Liège, pourrait avoir lieu avant l'audience.