La prévenue avait inséré de la méthadone dans les cannettes de bière de la victime. Le procès a été reporté au 30 octobre à la suite d'une demande de l'avocat des victimes. La victime, un Flémallois âgé de 38 ans, était décédée durant la nuit du 10 au 11 juillet 2017 à la suite d'un malaise dont les causes étaient restées incertaines. Les faits réels avaient été révélés deux ans après par une amie de la prévenue qui avait reçu ses confidences. La prévenue avait avoué un décès survenu à la suite de l'insertion de doses de méthadone dans les cannettes de bière habituellement bues par la victime.

La prévenue avait été arrêtée après une année de recherches et inculpée d'assassinat. Elle avait affirmé que son compagnon était violent lorsqu'il buvait à l'excès. Elle avait ajouté que c'était pour le calmer qu'elle lui avait fait ingérer de la méthadone, sans la volonté de mettre fin à ses jours.

L'intention homicide ne serait pas démontrée par l'enquête. Au stade de l'instruction de la procédure, le parquet avait insisté sur une requalification liée à une administration de substances pouvant causer une maladie ou une incapacité. La chambre du conseil avait renvoyé la prévenue selon la qualification d'avoir administré des substances ayant causé la mort sans intention de la donner.

L'affaire devait être examinée jeudi par le tribunal mais, à la demande de l'avocat des parties civiles, elle a été reportée au 30 octobre. Ces parties civiles estiment encore que les faits relèvent d'une qualification d'assassinat, que le tribunal doit se déclarer incompétent et que l'affaire devrait être jugée devant une cour d'assises