Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné vendredi un Verviétois de 33 ans à une peine de 30 mois de prison avec sursis probatoire pour l'incendie volontaire d'un véhicule. Il est cependant acquitté des dégâts limités occasionnés au bâtiment et à deux autres véhicules, le tribunal estimant ces préventions non établies. Le 13 juillet dernier, le prévenu avait passé la soirée avec sa petite amie et un copain dans un café de Verviers. Sur le chemin du retour, vers 4h00, le Verviétois avait prétexté un besoin urgent alors que le duo poursuivait sa route. Son copain était revenu sur ses pas, s'étonnant de l'absence prolongée de son ami qu'il avait retrouvé face à un véhicule en train de brûler.

Le prévenu avait expliqué qu'il avait ouvert ce véhicule alors qu'il était déjà en train de brûler. A l'arrivée des pompiers, appelés par des riverains, le véhicule était complètement embrasé et les flammes menaçaient la façade recouverte de boiserie. Ils étaient cependant parvenus à circonscrire l'incendie et à limiter les dégâts au bâtiment. Deux autres véhicules, stationnés à proximité de celui qui était en feu, avaient également étaient touchés par les flammes.

Le trentenaire, condamné en 2017 à 18 mois avec sursis probatoire pour l'incendie volontaire de 7 véhicules, niait toute implication dans cet incendie. Le tribunal a cependant estimé qu'il existait un faisceau d'indices permettant de le condamner pour ces faits. Il considère par contre qu'il y a lieu de l'acquitter pour l'incendie par communication car les éléments constitutifs de ces infractions ne sont pas rencontrés.

Le prévenu écope d'une peine de 30 mois avec sursis probatoire, son premier sursis ayant entretemps été révoqué.