Liège En réponse à une (énième) interpellation, le bourgmestre promet de revoir le règlement.

Au premier rayon de soleil, le Liégeois est comme l’ours qui sort de sa caverne après une longue période d’hibernation : il cherche la lumière… et se rue sur les terrasses. En Cité ardente, ville festive au tempérament latin, celles-ci ne manquent assurément pas. Mais depuis toujours, ces terrasses sont autant sources de réjouissances que de tensions, entre les établissements Horeca et les autorités notamment. En cause : un règlement… méconnu ? Souvent peu respecté ! Dernier épisode en date, début décembre, l’Agence wallonne du patrimoine a réclamé le démontage des terrasses fermées de la place du Marché. Celles-ci masqueraient en effet, souvent illégalement, un patrimoine classé.

Il n’en fallait pas moins pour que le conseiller Vert ardent Quentin le Bussy, interpelle, une nouvelle fois, le bourgmestre réclamant… "la fin de ce grand flou". Comme l’indique le conseiller en effet, la problématique des terrasses est un dossier "qui n’a pas bougé depuis près de 6 ans". Depuis sa dernière interpellation,, doit-on comprendre alors qu’il réclamait "une bonne gestion des autorisations et redevances relatives aux terrasses installées sur le domaine public"… il y a du boulot.

En effet, si la gestion de cette problématique semble simple, elle rencontre en fait une multitude de contraintes et d’intérêts. "Car il s’agit à la fois d’urbanisme, de finances, de police de patrimoine et de mobilité", poursuit le conseiller Vert ardent. Une terrasse doit être attractive pour le client mais ne doit pas être un gouffre financier pour le patron (taxes). Elle doit en outre ne pas occulter le patrimoine et, bien sûr, ne pas obstruer le passage. Une conjonction d’intérêts qui nécessite que le politique s’y penche, sérieusement.

Lundi soir, promesse a été faite. Le bourgmestre Willy Demeyer l’a en effet avoué : "il va falloir remettre l’ouvrage sur le métier, je devais donc demander aux échevines du Commerce et de l’Urbanisme de prendre contact avec les exploitants Horeca". Objectif : adapter le règlement. Une nécessité, insiste encore le conseiller Vert ardent, "car pour l’instant, il y a surtout un vrai problème de méthodologie".