Le 1er octobre dernier était organisé un test BE-Alert au niveau national. En quelques chiffres, ce test a généré 266 192 SMS, 32 721 appels et 105 821 e-mails. Il est en effet essentiel de s’assurer de l’efficacité de ces tests, tant l’alerte de la population est la première action à mener dans le cadre d'une communication de crise. La crise sanitaire actuelle le rappelle quotidiennement. Dans la région de Huy, la présence de la centrale nucléaire de Tihange rend d’autant plus crucial ce système d’alerte.

Or, à la différence des communes autour de Doel, Mossel-Dessel ou encore Borssele qui ont toutes adhéré à BE-Alert, ce n’est toujours pas le cas actuellement pour 11 communes aux alentours de la centrale de Tihange: Modave, Oreye, Crisnée, Donceel, Remicourt, Geer, Neupré, Esneux, Awans, Saint-Nicolas et Hamoir.

De quoi donc interpeller le député fédéral Samuel Cogolati (Ecolo), que l'on sait sensible à la question du nucléaire et qui s’étonne " non seulement que ces communes manquent à l’appel mais également qu’aucun rappel ne leur ait été adressé afin qu’elles se joignent au mouvement".

Le député a interrogé il y a peu l’ancien ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, la semaine dernière à ce sujet.
Seuls 1 609 citoyens de Huy sont abonnés

Outre ces communes proches de Tihange qui manquent à l’appel, ce dernier a indiqué par ailleurs que seuls 1 609 citoyens de Huy sont abonnés au système BE-Alert. " Sur une population de 21 000 habitants qui sont des riverains directs d'un établissement de classe 1, ce n'est pas énorme", estime Samuel Cogolati.
Lequel reconnaît toutefois une progression: " C'est un peu plus du double par rapport à il y a deux ans mais il reste du travail à réaliser, notamment dans le chef de la Ville, en matière de communication et de publicité. Idéalement, il faudrait que chaque habitant puisse s'inscrire au système".

Le député souligne encore que " les anciennes sirènes Seveso auraient pu venir en complément du système d'alerte par SMS. Durant la nuit, les téléphones sont en effet éteints. Ce faisant, on ne peut pas être alerté par SMS comme on peut l'être par une sirène Seveso qui donne l'alerte de manière tonitruante dans toute la région".
Au-delà de cela, Samuel Cogolati en appelle surtout à une plus grande mobilisation. Une alerte réussie étant une alerte qui touche le plus de monde possible.

Un essage déjà reçu par les conseillers communaux Ecolo des communes n’adhérant pas encore à BE-Alert qui alerteront leur collège communal.