Il y a peu, le député-bourgmestre de Huy Christophe Collignon (PS) a posé une question parlementaire au ministre régional de la Mobilité Philippe Henry (Ecolo).

Et ce au sujet de la liaison Tihange-Strée-Tinlot (N684) qui doit constituer à terme un accès sécurisé à la Meuse, notamment pour le trafic de transit.

Cette voirie très attendue depuis bientôt deux décennies doit permettre de résoudre d'importants problèmes de trafic local et d'insécurité.

Inscrit au plan de secteur dès 1981, le projet de création du nouvel axe a commencé à se concrétiser en 2004, et ce par la réalisation d'un premier tronçon.

En 2018, le ministre wallon en charge de la matière annonçait la fin du chantier pour 2020 avant de se rétracter suite à "plusieurs déconvenues".

En ce début d'année, ont été évoquées les expropriations de différents terrains agricoles, lesquelles sont inscrites dans la phase 3.

Mais depuis lors, crise du coronavirus oblige, les démarches relatives au chantier semble complètement à l'arrêt.

Et Christophe Collignon de déplorer, en marge de celui-ci, d'importants problèmes au niveau local, tant en termes de mobilité que de quiétude des riverains concernés.

A titre d'exemple, la Ville de Huy a dû placer certaines voiries annexes en circulation locale et elle envisage également l'installation de radars de vitesse.

Place désormais à la phase 4...sans oublier la phase 3

Dans sa réponse, Philippe Henry a lui aussi déploré "les multiples déconvenues de ce chantier et sa durée", engendrant donc des problèmes au niveau local.

Et de rappeler les quatre phases du chantier, les deux premières phases étant terminées et la troisième étant toujours au stade des expropriations.

Les travaux n’ayant pas démarré en 2019 faute d’emprises, le permis de bâtir n'a pas pu être prolongé et une nouvelle demande est actuellement en préparation.

Enfin, concernant la phase 4 d’un budget de 6 millions d’euros, elle est conditionnée par l’avancée de la phase 3, le cahier spécial des charges ayant été soumis à la Sofico.

"Je confirme que ce dernier dossier a bien été maintenu dans le nouveau Plan infrastructures", a souligné le ministre qui dit rester attentif à "ce dossier majeur".