Naïm Touzani, un Liégeois de 29 ans accusé de meurtre sur sa compagne, a été interrogé, lundi matin, lors de son procès à la cour d’assises de Liège. L’accusé, qui admet les faits, a détaillé son parcours et confié vouloir dire "toute la vérité" lors du procès.

Les faits s’étaient déroulés le 9 avril 2017 à Liège dans l’appartement que Naïm Touzani louait dans le quartier du Longdoz. Siham Soussane, une jeune femme âgée de 17 ans, avait été frappée à de nombreuses reprises et était décédée des suites de ses blessures. Naïm Touzani s’était présenté de lui-même à la justice, plus de deux mois après les faits.

Lors de la lecture de l’acte d’accusation, l’accusé est resté tête baissée. Naïm Touzani a expliqué être allé à l’école et avoir joué au football au Sporting d’Anderlecht jusqu’à ses 16 ans, avant d’avoir eu "de mauvaises fréquentations." Il a ensuite commis plusieurs délits et a complètement "décroché de l’école et du football".

Ainsi, il est passé par plusieurs IPPJ et est entré en prison à l’âge de 18 ans. Après plusieurs va-et-vient derrière les barreaux, il a atteint son fond de peine en octobre 2016 et a revu Siham Soussane, qu’il avait rencontrée lors de sa libération conditionnelle durant l’été 2015.

À l’audience, Touzani a avoué avoir menacé et insulté Siham Soussane à plusieurs reprises "en étant énervé". Il a expliqué qu’il avait honte de lui, mais qu’il souhaitait aussi dire la vérité, notamment pour la famille de la victime.

Mort cérébrale

Lundi, pour la 1re fois, il a détaillé les coups qui ont été portés. Il a donné trois ou quatre coups au corps et deux coups au visage de Siham. Toujours vivante, mais inconsciente, Siham a ensuite été déposée par l’accusé dans son lit. Après avoir tenté de lui parler, appelé les secours et les avoir attendus, Touzani s’est enfui. "J’avais 4 ans de sursis et pour moi, elle allait se réveiller. Je n’aurais jamais pensé à la mort." Sa compagne avait été retrouvée inconsciente, dans un état critique, puis elle avait basculé dans un état de mort cérébrale. La jeune fille était décédée deux jours après son hospitalisation.

Naïm Touzani a également avoué avoir porté d’autres coups à plusieurs reprises avant les faits à Siham Soussane, notamment avec l’aide d’un cintre.

Il a aussi expliqué qu’il a déjà donné des coups à d’autres personnes qu’il fréquentait avant sa relation avec la victime, sans pour autant entrer dans les détails.