Cinq suspects chinois encourent des peines allant jusqu’à 18 mois de prison avec sursis et une amende de 12 000 euros ferme pour des faits de faux, usage de faux, aide au séjour de personnes, mais aussi ne pas avoir déclaré les travailleurs de deux restaurants, un situé à Huy et un autre sur la route du Condroz.

La principale prévenue est arrivée en Belgique en 1996. Dès l’année 2000, elle a ouvert un restaurant à Huy. Il est rapidement apparu qu’elle employait des personnes en séjour irrégulier sur le territoire en ne les déclarant pas. Le personnel logeait dans de petites pièces situées au-dessus du restaurant. Les personnes étaient très mal payées.

Cette dame a déjà été condamnée en 2003, 2015 et 2018. Pour des faits commis dans ces différents restaurants. Pour faire venir des personnes de Chine, elle aurait utilisé des mariages ou encore distribué des parts de sociétés à des personnes qui n’avaient pourtant aucun pouvoir dans les établissements. C’est de cette manière, selon le parquet, qu’elle a fait venir sa sœur et le mari de cette dernière. Selon le témoignage du propre ancien mari de la principale prévenue, il a contracté un mariage blanc avec cette dernière pour fuir la Chine. Il a ensuite été employé en noir dans un des restaurants.

Le 27 février 2013, une lettre anonyme a été envoyée à la police fédérale pour dénoncer le fait que des personnes en séjour irrégulier étaient employées dans les restaurants de la dame. Le 20 juin 2013, une perquisition a été réalisée dans les restaurants et au domicile privé de celle-ci. Les faits auraient été commis entre 2004 et 2013.

Les avocats ont estimé qu’il n’y avait pas eu de faux mariages. Ils ont plaidé l’acquittement, la prescription de certaines infractions, le dépassement du délai raisonnable ou le sursis.