C’est ce mardi que débutera le procès de trois activistes cyclistes. Les prévenus sont poursuivis pour entrave méchante à la circulation et dégradation d’objets destinés à l’utilité publique. En clair, on leur reproche d’avoir effectué des marquages au sol, rue Hors-Château à Liège.

Les faits remontent au mois de février 2019. À l’aide de pochoir et de bombes de peinture blanche, les trois individus avaient peint 23 logos vélo dans la rue Hors-Château. La police les avait interceptés pendant leur action grâce aux caméras de surveillance et les avait embarqués au commissariat.

Du côté des militants cyclistes, on indiquait à l’époque que “face à l’inaction et au manque de volonté politique, les cyclistes en sont réduits à devoir réaliser leur propre marquage. En effet, à Liège, il n’est pas rare qu’après des rénovations de voiries, les tracés cyclistes qui existaient auparavant soient oubliés par les autorités au moment de refaire les marquages”.

Pas de transaction

Les militants cyclistes affirmaient également que “depuis que cette rue a été entièrement refaite, il y a près de 6 mois, la bande cycliste n’a jamais été repeinte”.

Les trois personnes qui ont réalisé ces marquages qui ont été identifiées à l’époque se sont vues proposer une transaction pénale. Elles l’ont refusée et se retrouvent donc devant le tribunal.