C’est un lieu emblématique, qui domine toute la ville, les fondations sont solides… mais avoir un chancre à deux pas d’une gare internationale, ce serait dommage, d’autant que démolir le site serait plus cher".

Monseigneur Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, ne cachait pas sa joie, ce mercredi, de voir le dossier de réhabilitation de la basilique de Cointe, évoluer… enfin dans le bon sens. Suite à l’appel à projets lancé en juin dernier pour la vente et la rénovation de la basilique du Sacré-Cœur de Cointe, trois porteurs de projets ont en effet été sélectionnés. La démarche initiée par la Fondation Basilique de la Paix, en bonne entente avec le Diocèse de Liège, permet en effet d’entrevoir un avenir pour ce site, pour rappel, classé mais qui cherche une réaffectation depuis de nombreuses années, dans le respect des lieux.

"Suite à l’appel, plusieurs visites ont eu lieu et plusieurs dossiers de candidatures ont été rentrés", indique Stéphan Delfanne, administrateur de la Fondation Basilique de la Paix. "et sur base des dossiers nous avons retenu trois porteurs de projet. Ceux-ci ont été retenus sur base de la qualité du dossier, de l’adéquation de leur programme fonctionnel et architectural aux objectifs de la Fondation, de leur solidité financière"... Notamment. Il s’agit de la société en formation La Basilique de Cointe - Architecte Luc Spits à Visé ; la société Foremost Immo, filiale du Groupe Denys Global à Bruxelles et du Groupe Gehlen, à Malmedy.

Intégration harmonieuse

Trois noms qui ont donc convaincu la Fondation, tant sur la faisabilité et le timing (3 ans sont évoqués) que la capacité à fédérer autour d’un projet respectant le site donc. Clairement, l’intégration globale était un argument dans ce dossier complexe et pour un site qui peine à trouver une affectation (et des fonds) et ce, depuis trop longtemps.

Pour rappel en effet, la basilique de Cointe est aujourd’hui classée à l’extérieur et à l’intérieur, elle comprend un presbytère - que le diocèse entend bien conserver pour le culte - et se situe au sein d’un "parc" traversé par des servitudes de passage. Sans parler de la croix sur le dôme et les espaces mémoriels qui doivent conservés et pris en compte dans le projet.

Les dossiers finaux devront être rentrés pour le 8 décembre.