Jean-Marie, 66 ans, un boucher retraité de Trooz a bénéficié de la suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel après avoir été reconnu coupable de détention illégale d’armes et d’avoir contrevenu à quelques directives de l’Afsca. 

L’homme était au départ soupçonné d’avoir vendu de la viande braconnée, ce que l’enquête n’a pas du tout démontré. En effet, il a découpé un chevreuil tué en dehors de la période de chasse ! L’affaire a débuté en 2018 lorsque les chiens ont divagué sur des territoires de chasse. "Les chasseurs ont débarqué avec un garde-chasse", a indiqué l’homme. "Ma fille leur a demandé de venir à l’arrière parce qu’il y avait des clients dans la boucherie. C’est alors qu’ils ont vu une arme qui n’aurait pas dû se trouver sur place…" Le boucher a été au centre de toute une série de vérifications. 

Un juge d’instruction avait délivré un mandat de perquisition. " J’ai vu débarquer quinze personne qui ont tout retourné dans mon magasin et chez moi comme si j’étais le plus grand des escrocs", a déclaré l’ancien boucher. Il a été constaté quelques infractions mineures aux directives de l’Afsca et les enquêteurs ont découvert un chevreuil. En réalité, c’est un automobiliste qui avait percuté l’animal. 

L’homme a achevé la bête puis l’a amenée chez le boucher. Ce dernier l’a découpé avant que l’automobiliste ne reprenne la viande. Le boucher n’a vendu aucune partie de l’animal. Le boucher détenait des carabines et un fusil sans autorisation. "Ce sont des armes que j’ai reçues quand mon père est décédé. Je ne m’en servais même pas." Après les perquisitions, il a lui-même amené au commissariat des cartouches qu’il avait retrouvées…