Après des semaines de négociations, les organisations syndicales et la direction de Safran Aero Boosters, la filiale belge du géant français de l’aéronautique, sont tombés d’accord sur un plan pour maintenir l’activité sur le site d’Herstal. 230 postes devraient être sauvés. Le groupe fabrique des moteurs d’avion et de fusée. Il est l’un des plus gros employeurs privés de Wallonie.

Un sort entre les mains des Français

L’accord doit encore être approuvé par la direction générale du groupe français mais il est en bonne voie. Il circule actuellement entre les différentes parties pour signature. L’issue finale sera connue le 25 novembre à l’occasion d’une réunion qui se tiendra à Paris. Mais les organisations syndicales ont bon espoir que la direction générale du groupe l’approuve. Un groupe qui emploie tout de même 81000 personnes dont 1500 en Belgique. 

Un accord vital pour le secteur

Cet accord est essentiel pour Safran comme pour les nombreux sous-traitants directs qui en dépendent. Et ils sont nombreux. Citons par exemple, Technical Airborne Components (TAC) et Shur Lok International. Tous deux ont d'ailleurs lancé une procédure de licenciement collectif et 208 emplois sont menacés en tout. C’est justement pour éviter un tel scénario que les organisations syndicales et la direction de Safran Herstal ont négocié durant des semaines. Rappelons que lors d’un conseil d’entreprise en juillet, la direction avait annoncé une baisse de 35% de la production pour les années à venir.

Le fruit de concessions

"Cet accord se veut équitable et solidaire pour tous les statuts” indique la délégation CSC. Le maintien de l’ensemble des emplois est garanti. Pour ce faire, des contreparties ont été négociées. “Pour réduire les coûts, il y aura un ralentissement des augmentations, la suppression de 6 jours de congés extra-légaux et une modération de la prime de fidélité. Nous avons également obtenu des incitants pour les volontaires à prendre un congé sans solde, à partir en prépension ou à la retraite.” A cela s'ajoutent du chômage temporaire et des plans de formation. Un accord qui permettrait donc de sauver 230 emplois sur le site des Hauts-Sarts, à Liège. Ne reste plus qu'à attendre l'aval de la maison-mère.