Ce jeudi, avant une séance prévue ce vendredi afin de remanier le collège PS-MR suite à la démission du député socialiste Robert Meureau et son remplacement par Claude Klenkenberg, le budget 2021 a été adopté par le conseil provincial.

Et ce, après que les différents groupes ont pu exprimer leur point de vue, l’opposition CDH-Ecolo-PTB ne manquant pas de le critiquer. Lequel s’inscrit dans un contexte doublement particulier, celui de la crise sanitaire mais aussi de la réforme décidée par la Région.

Ces deux éléments figuraient en bonne place dans les interventions, dont celle de Luc Lejeune (CDH). Ce dernier, évoquant le troisième budget de la législature, a épinglé plusieurs "facteurs de déséquilibre malgré le boni budgétaire". Plutôt qu’un budget de rupture, il s’agit selon lui d’un budget de continuité.

"L’année 2020 ne s’est pas déroulée comme prévu", a-t-il ensuite pointé. Et de faire référence à la crise actuelle qui "déstructure encore un peu plus l’équilibre budgétaire" ainsi qu’à la reprise par la Province du financement des zones de secours, à hauteur de 45 millions d’euros annuels à l’horizon 2024.

"Artificiel et peu réaliste" ou encore "inapproprié"

Déplorant "un cache-sexe de la réforme", le chef de groupe CDH estime que celle qui va payer le plus doit pouvoir contrôler le fonctionnement. Quant au budget 2021, il est jugé "artificiel et peu réaliste". Restent les axes qualifiés d’essentiels : l’enseignement, la supracommunalité, la culture et le sport.

Pour le groupe Ecolo, Sandrina Gaillard a évoqué "un moment compliqué pour la démocratie", Covid-19 oblige. Et de rappeler "l’urgence climatique" qui est selon elle toujours de mise. Concernant le budget 2021, il est vu comme "inapproprié" tandis que "le financement des zones de secours est d’une grande opacité".

En outre, pour les verts, "la Province procède encore à trop de dépenses de prestige, en particulier pour les grands événements". Un travail de fond sur la fiscalité est également réclamé, "trop de choix datant encore d’une autre époque". Enfin, la répartition des dividendes d’Enodia entre Province et communes ne passe pas.

Dans sa réponse, la députée libérale Katty Firquet n’a pas nié l’impact important de la réforme régionale. "La Province est à un tournant mais la volonté est de ne pas toucher au personnel." Réfutant toute opacité, elle a annoncé une communication prochaine à ce sujet. Elle a répondu aux critiques de l’opposition, estimant que "la seule chose qui l’unit, c’est la diminution des taxes". Laquelle n’est toutefois pas pour tout de suite tandis qu’elles ont aussi été votées.