Liège Les promoteurs ont jusqu’au 30 septembre pour faire connaître leur projet.

Nous y sommes enfin. Après plusieurs décennies "d’errance", le charbonnage du Hasard, abandonné fin des années 70, s’apprête à revivre. Ce jeudi matin, le projet de réhabilitation du site était présenté au Mipim à Cannes, le salon international des professionnels de l’immobilier ; non pas son passé donc mais bien son potentiel, son avenir… Après avoir été assaini par la Spi en effet, le charbonnage est désormais à vendre et à réhabiliter, avec pas moins de quatre hectares de terrain "complémentaires", pour une meilleure intégration dans le village doit-on comprendre.

"La force de ce dossier est en effet que nous valorisons le Hasard, en collaboration avec la Ville de Visé", explique Pierre Castelain, porte-parole de la Spi, qui évoque une reconversion globale pour Cheratte.

Concrètement, le site est donc aujourd’hui à vendre, pour la somme de 1,4 million d’euros, "un prix compétitif", nous assure le porte-parole, selon les retours du Mipim. Des retours également positifs quant au potentiel du Hasard. Il faut dire en effet qu’outre les anciens bâtiments du charbonnage (la lampisterie et la tour néogothique principalement) les promoteurs ont le champ libre quant à l’aménagement des lieux particulièrement bien situés, au cœur de Cheratte, près du rail et d’importantes voies de communication. Un site pour lequel toutes les idées sont les bienvenues, ou presque…

"La seule chose qu’on ne veut pas, précise Pierre Castelain, c’est un centre commercial ou une boîte de nuit." Ni de l’industrie lourde bien sûr, pas question de faire un bon dans le passé. Les maîtres mots sont relance et intégration. Qu’y trouverait-on dès lors ? "Nous voulons quelque chose qui fasse du bien à Cheratte." En sachant que les quatre hectares seraient plutôt orientés vers du logement, on peut imaginer, au charbonnage, des fonctions culturelles, touristiques ou économiques.

Jadis fleuron de l’industrie minière liégeoise, le site du charbonnage du Hasard fut longtemps une cicatrice difficile à porter pour le village visétois. Aujourd’hui toutefois, ces perspectives de reconversion en font l’atout n° 1 de l’entité.

Déjà, la SNCB a inscrit parmi ses priorités la création d’un parking-relais à Cheratte, près du rail, et ce pour 2023.