Trois chercheuses se sont constituées parties civiles contre le professeur Castronovo.

La cour d’appel de Liège a examiné le dossier à charge du professeur Vincenzo Castronovo, directeur du laboratoire de recherche sur les métastases financé en grande partie par l’opération du Télévie. L’homme doit répondre de harcèlement qu’il aurait commis entre 2002 et 2013.

Trois chercheurs se sont constitués parties civiles. Ces personnes et d’autres ont dénoncé une ambiance délétère au sein du laboratoire. Plusieurs témoins décrivent des scènes de cris, d’insultes et de dénigrement. Certains ont déclaré avoir été traités "d’imbéciles" ou "d’êtres inutiles", ou encore de "sorcières."

La réunion hebdomadaire du lundi est décrite comme un "lynchage public." Le professeur Castronovo soulignait les erreurs des chercheurs en les insultant… "Je n’utilisais peut-être pas la bonne sémantique", a-t-il admis.

Devant la cour d’appel, il a expliqué qu’il est un "sanguin". Il a déclaré qu’il avait découvert les reproches qui lui étaient adressé lorsqu’il a lu le dossier monté par les enquêteurs. Une déclaration démentie par l’auditorat du travail général.

Selon Vincenzo Castronovo, il aurait fait une faveur en engageant plusieurs chercheurs qui n’avaient pas les compétences requises. "J’ai mis beaucoup d’énergie pour que cela fonctionne. Je peux me vanter d’avoir formé des gens de qualité."

Les témoins expliquent que le professeur Castronovo donnait des sobriquets aux personnes comme "la hyène" ou encore "la mégère".

L’auditorat général souhaiterait que le prévenu prenne conscience de "l’inadéquation absolue de son comportement, mais aussi restaurer les victimes dans leur dignité."