Dans le cadre de l’aménagement en cours d’un nouveau lotissement entre la rue du Roua, la rue du Fort et le cimetière d’Alleur, il revenait à la commune d’Ans de dénommer quatre rues et une place. Une proposition en ce sens a été formulée au conseil communal, qui s’est prononcé à l’unanimité, l’opposition ayant souligné l’effort de féminisation. Ces appellations sont :

rue de l’Hôpital général : en référence au nom donné par les forces américaines en 1944 à l’hôpital de campagne implanté à l’endroit du lotissement en question.

place Colonel Walter G. Maddok : du nom du commandant de l’hôpital précité.

rue Loïs White : du nom de l’infirmière cheffe de cet ancien hôpital.

rue Gabrielle Petit : du nom d’une infirmière et résistante lors de la Première Guerre mondiale et ce, sachant que l’endroit est à proximité de la rue du Fort et du fort de Loncin. Cette infirmière belge a fait de l’espionnage pour le compte des alliés.

rue Edith Cavell : du nom de l’infirmière britannique fusillée par les Allemands pour avoir permis l’évasion de centaines de soldats alliés alors sous occupation allemande durant la Première Guerre mondiale.

" Il s’agit à la fois de rendre un hommage historique au secteur médical, fortement mobilisé durant la période critique de l’épidémie de Covid-19 et qui l’est encore aujourd’hui, et aux femmes, sachant que très peu de rues portent un nom féminin", a souligné Grégory Philippin, bourgmestre d’Ans.