Au lendemain de la désignation de Christophe Collignon en tant que ministre wallon, le collège communal de Huy a été quelque peu réorganisé.

Dans un premier temps, le PS de Huy a envisagé de confier la présidence du CPAS à André Deleuze, en remplacement de Geneviève Nizet, se basant notamment sur l’article 14 alinéa 1 de la loi organique des CPAS qui précise que "lorsqu’un membre, autre que le président, cesse de faire partie du conseil de l’action sociale, le groupe politique qui l’a présenté propose un candidat du même sexe que le membre remplacé ou un candidat du sexe le moins représenté au sein du conseil…"

Renseignements pris, il s’avère qu’une interprétation plus large du texte législatif pourrait faire jurisprudence, estimant que "le conseil étant actuellement composé de 5 femmes et de 6 hommes, la présidente sortante doit obligatoirement être remplacée par une femme".

Ne voulant pas connaître la même mésaventure que Georges-Louis Bouchez pour le gouvernement wallon et considérant donc, d’une part, un prescrit excluant le président de l’application de cette règle et, d’autre part, une lecture favorable à un équilibre de genres pour l’ensemble des conseillers de l’action sociale, le PS de Huy a choisi de jouer la carte de la prudence.

En accord avec les intéressés et ne souhaitant pas contraindre l’un des conseillers masculins de l’action sociale à la démission, le PS de Huy a donc proposé de maintenir Geneviève Nizet à la présidence du CPAS et de confier l’échevinat des Travaux à André Deleuze.